Villa Tunari : Jungle, singes, sangliers et des absents.

Villa Tunari : Jungle, singes, sangliers et des absents.

ACCEDER A VILLA TUNARI

Nous sommes partis de la Paz à 23h00 dans un bus premium de “El Dorado” pour 104 bolivianos par personnes (le prix original étant de 126 bolivanos), en direction de Cochabamba où nous arriverons à 6h00 du matin.

Nous avions l’intention d’aller directement à Villa Tunari, un village de la jungle bolivienne facilement accessible depuis la ville. L’arrêt pour Villa Tunari ne se trouve pas dans le terminal de bus. Pour y accéder, il faut payer un taxi jusqu’au croisement des rues 9 de abril et Oquendo (10 bolivianos pour deux personnes, puis 5 bolivanos pour chaque personne en plus). Nous y avons pris un bus bolivien qui nous a coûté 25 bolivianos par personne pour un trajet où nous avons eu chaud, puis froid, qui a duré 5 heures pour faire 160 kilomètres et où nous sommes passés de 2500 mètres à 200 mètres du niveau de la mer.

Le trajet se fait long, quelle n’est pas notre surprise lorsque nous nous rendons compte que le bus ne s’arrête pas à notre destination. Ni une ni deux, nous partons demander au chauffeur, qui était déjà en train de s’enfoncer dans la jungle, de nous laisser descendre. Donc, bon à savoir, il faut prévenir le chauffeur avant de descendre, sinon vous êtes bons pour vous arrêter au village suivant.

 

 

 

Se loger à Villa Tunari

 Après avoir pris un taxi pour retourner à Villa Tunari, nous partons en quête d’un hôtel. Malheureusement nous ne réussissons pas à en trouver ce que nous cherchions, un bon rapport qualité – prix. Nous choisissons l’hôtel Granadilla après avoir cherché presque une heure. Il va sans dire que bien que Villa Tunari soit un petit village d’une quinzaine de rues, ces dernières fluctuent d’hôtel. Plus tard, nous nous sommes rendu compte que, derrière les rideaux de notre chambre, il n’y avait qu’un grillage anti-moustique et non une vitre. S’il fait plus chaud dans la jungle que dans le reste du pays, il ne faut quand même pas sous-estimer l’hiver bolivien, la nuit les températures peuvent baisser jusqu’à 10°.

Une fois installés, nous décidons de partir chasser quelques bières. Nous avons cherché presque une heure sans trouver un seul bar. Nous finissons par trouver un endroit qui vendait des “salchipapa” (frites accompagnés de morceaux de saucisse) mais aussi des grandes bouteilles de bière pour 20 bolivianos. A part les hôtels, il n’y a pas grand chose pour accueillir les touristes à Villa Tunari.

 

Parque Machia : et les singes ?

Le lendemain matin nous nous dirigeons au parc Machia, une réserve de singes en liberté accessible à pied depuis Villa Tunari (entrée 5 bolivianos). Après une montée de 25 minutes dans le parc, nous arrivons au mirador où l’on peut observer la rivière San Mateo et celle de l’Espiritu Santo (esprit saint) se rejoindre pour former la rivière Chaparé, un peu plus loin le village de Villa Tunari et à l’horizon de magnifiques montagnes colorées dérrière lesquelles se trouve Cochabamba.

Nous attendons une bonne heure sans que rien ne se passe. Il n’y a pas de singes. Nous finissons par conclure que nous sommes arrivés trop tard, vers 11h00, et que ces petites bêtes préfèrent sortir tôt le matin ou au couché du soleil. Nous partons tout de même content de la splendide vue sur Villa Tunari et surtout avec quelques piqûres de moustiques.

 

 

 

 

Sangliers, Surubis et Pacus.

Sur le chemin du retour, nous décidons de prendre notre revanche en aller déjeuner dans l’un des restaurants les plus prestigieux du village, “El Amazonas“. Il se trouve sur l’avenue principale en direction contraire du parc Machia. Il est surtout connu pour ses poissons des fleuves de l’Amazonie au barbecue, ses cerfs, sangliers et une espèce de lapin de l’Amazonie. Chacun de ces plats est accompagné d’une salade, de riz et de frites. Les poissons coûtent 35 bolivianos et les viande 70 bolivianos. Le prix de la viande est notamment due au fait qu’aujourd’hui, il est interdit de chasser et vendre ces animaux, qui sont depuis quelques années, protégés.

P.S. Pour ceux qui n’ont jamais vu à quoi ressemble le poisson Pacu, qui au passage est délicieux, je vous invite à cliquer ici.

 

 

Retour à Cochabamba

Ayant fait tout ce que nous avions à faire, nous décidons de revenir à Cochabamba dans l’après midi pour profiter d’une nuit dans cette ville. Cette fois-ci nous payons un mini-van qui pour 45 bolivianos fera le trajet en 3 heures à la manière d’un Fast and Furious bolivien.

En arrivant à Cochabamba, nous nous rendons compte que la plupart des hôtels proposés dans le guide Lonely Planet n’existent plus. Après avoir marché 1,5 kilomètres nous trouvons ce merveilleux hôtel backpacker “Running Chaski” (250 bolivianos une chambre double ou matrimoniale) où chaque centime dépensé en aura valu la peine. Wifi, une décoration incroyable, petit déjeuner inclus. Un luxe d’une nuit que nous nous sommes permis car nous savions que ce serait le seul du voyage.

Prochaine destination, le parc national Toro Toro.

 

I N F O R M A T I O N S  U T I L E S

Accéder à Villa Tunari

  • Prix du Taxi du terminal de bus à l’arrêt pour Villa Tunari : 10 bolivianos
    (Trajet de 10 / 15 minutes environ)
  • Arrêt de bus au croisement des rues “9 de abril” et “Oquendo” : 25 bolivianos/personnes
    (Trajet de 5 heures environ)
  • Retour dans un mini-van officiel : 35 bolivianos/personnes
    (Trajet de 3 heures environ) 

Se loger et manger à Villa Tunari

  • Hôtel Granadilla : 160 bolivianos pour une chambre double ou matrimoniale
    (eau chaude, chambres propres, lits confortables).
    Nb : C’est un prix élevé pour la Bolivie, il y a avait des hôtels plus basiques et moins chers.
  • Restaurants tout le long de l’avenue principale 
    Prix en moyenne d’un plat avec poulet : 25 bolivianos
    Prix en moyenne d’un plat avec poisson: 35 bolivianos
    Prix en moyenne d’un plat avec viande rouge : de 45 à 70 bolivianos

Parc Machia

  • Entrée : 6 bolivianos
  • Pour s’y rendre : il suffit de traverser le pont à la sortie de Villa Tunari et l’entrée du parc sera juste après un refuge, sur votre gauche.
  • Nous vous conseillons  : d’y aller tôt le matin si vous voulez avoir la chance de voir des singes.

 

Merci à Pablo Gatica Alfaro pour nous avoir donné ses photos après le vol de notre appareil.


4 thoughts on “Villa Tunari : Jungle, singes, sangliers et des absents.”

  • Mince pas de singes ? C’est balo Bonobo ! (oui c’est bête mais ça rime). Pour ce qui est du clic pour voir le poisson Pacu ça n’a pas fonctionné mais dans l’assiette ça fait envie. J’aime beaucoup les photos et celle où vous portez le fardeau de dos ça fait mal au cœur, ça doit être lourd. Bisous à tous et vivement la suite ! <3

    • Eh oui, pas de singes, dommage ! Mais pour moins d’un euro on ne va pas se plaindre!
      Bizarre pour le poisson, j’ai vérifié ça marche bien, peut-être faudra t-il que tu essayes depuis un ordinateur!
      Pour les sacs, le plus encombrant c’était la valise, qui s’est cassée au bout de quelques jours ahah !
      Gros bisous, bientôt la suite !!

  • J’ai réussi, je cliquais sur “cliquer” et il faut cliquer sur “ici”.
    Mais il est monstrueux !!!! et il a des dents humaines… Brrr Oh my god que barbaridad !
    Faut pas lui voir la tête sinon ça coupe l’appétit, un coup à devenir végétalien… Quel malheur 🙂
    Bisous

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